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Tue-moi Vite

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4,00 

Milan étouffe. Le thermomètre affiche quarante degrés. L’air est une masse solide. Le soleil tape sur les toits de tuiles. La ville est un four à briques. Sofia Rossi est assise dans sa cuisine. Les volets sont clos. La lumière filtre à travers les lattes de bois. Elle dessine des rayures jaunes sur…

Description

Sommaire

  • Plomb de Midi
  • La Trappe
  • L’Odeur du Rat
  • Cicatrices
  • Le Cou de la Vipère
  • L’Asphyxie
  • Darsena en Flammes
  • Le Matelas de Crasse
  • Percussion
  • Le Dernier Chargeur
  • Vider les Lieux

    Résumé

    Milan étouffe. Le thermomètre affiche quarante degrés. L’air est une masse solide. Le soleil tape sur les toits de tuiles. La ville est un four à briques. Sofia Rossi est assise dans sa cuisine. Les volets sont clos. La lumière filtre à travers les lattes de bois. Elle dessine des rayures jaunes sur la table. Le formica est poisseux. Sofia ne bouge pas. Elle regarde les pièces de son Beretta 92FS. L’arme est démontée. Le métal brille sous la lampe nue.

    Elle prend un chiffon blanc. Elle l’imbibe de solvant. L’odeur du produit chimique remplit ses narines. C’est une odeur propre. Elle frotte le canon. Elle retire les résidus de poudre. Le coton devient noir. Elle passe l’écouvillon dans les rayures de l’âme. Le geste est précis. Elle répète l’action dix fois. Elle examine la pièce à la lumière. L’acier est impeccable. Elle pose le canon sur le côté.

    Elle s’occupe de la culasse. Elle nettoie les glissières. Elle utilise une brosse à dents usée. Elle gratte les recoins. Elle retire la graisse ancienne. Elle applique une goutte d’huile neuve. Une seule. Elle étale le liquide avec son index. Sa peau est calleuse. Elle ne sent pas le froid du métal. Elle remonte le ressort récupérateur. Elle assemble la carcasse et la culasse. Le mécanisme s’enclenche. Le bruit est sec. Sofia actionne le levier d’armement. Le mouvement est fluide. Elle presse la détente à vide. Le percuteur claque.

    Elle prend le chargeur. Elle insère les balles une par une. Le ressort oppose une résistance. Elle appuie avec le pouce. Quinze cartouches de neuf millimètres Parabellum. Les étuis en laiton brillent. Elle engage le chargeur dans la crosse. Elle tape le talon de la main pour verrouiller. Elle actionne la culasse. Une balle monte dans la chambre. Elle engage la sûreté. Elle glisse l’arme dans son holster d’épaule. Le cuir est rigide.

    Un carnet noir repose sur la table. Elle l’ouvre. La première page contient une liste. Six noms. Luca Moretti est en haut. L’encre noire est nette. Sofia prend un stylo. Elle entoure le nom de Moretti. Elle referme le carnet. Elle le range dans la poche intérieure de sa veste. Elle se lève. Ses articulations craquent. Elle n’a pas mangé depuis la veille. Son estomac est un nœud dur. Elle boit un verre d’eau tiède.

    Elle quitte l’appartement. Le couloir sent la poussière et le vieux papier. Elle descend les quatre étages. Ses bottes frappent le béton des marches. Le son résonne dans la cage d’escalier vide. Elle atteint le hall. Elle pousse la porte d’entrée. La chaleur la frappe au visage. C’est un mur invisible. Elle plisse les yeux. La lumière est trop vive.

    Elle marche sur le trottoir de la Via Montenapoleone. Le bitume est mou. Ses talons s’enfoncent légèrement dans l’asphalte. Les pneus des voitures laissent des ornières brillantes. L’air sent le gazole et le caoutchouc brûlé. Les boutiques de luxe ont baissé leurs rideaux de fer. Les touristes ont disparu. Seuls les prédateurs restent dehors. Sofia suit la ligne des façades. Elle cherche l’ombre.

    Elle croise un homme en costume gris. Il transpire. Sa chemise colle à son dos. Il ne regarde pas Sofia. Personne ne regarde personne. La canicule rend les gens aveugles. Sofia garde sa main droite près de l’ouverture de sa veste. Elle sent le poids du Beretta contre ses côtes. Le métal chauffe contre son corps. Elle tourne à l’angle de la rue.

    Une voiture de police passe lentement. Les gyrophares sont éteints. Les agents à l’intérieur ont les vitres baissées. Ils ont l’air épuisés. Sofia ne change pas de rythme. Elle marche d’un pas régulier. Elle traverse la route. Ses bottes collent au goudron. Elle atteint le numéro 14. C’est un immeuble ancien. La façade tombe en ruine. Des échafaudages rouillés soutiennent le premier étage.

    Elle s’arrête devant une porte en bois massif. La peinture s’écaille. Elle vérifie les alentours. La rue est déserte. Un chien galeux dort sous une camionnette. Sofia pousse la porte. Elle n’est pas verrouillée. Elle entre dans une cour intérieure. Des linges pendent aux fenêtres. Ils sont immobiles. Il n’y a pas de vent. L’humidité est étouffante.

    Elle repère l’entrée de la cave. C’est une trappe en fer au ras du sol. Un cadenas pend, ouvert. Sofia sort son arme. Elle retire la sûreté avec le pouce. Elle ne fait aucun bruit. Elle tire la trappe. L’obscurité monte de l’ouverture. Une odeur de rat mort et de moisissure l’accueille. Elle descend les marches en pierre. Elles sont glissantes.

    En bas, la température chute de quelques degrés. L’humidité remplace la chaleur. Sofia attend que ses yeux s’habituent. Une ampoule nue pend au plafond. Elle grésille. La lumière est jaune et faible. Au fond de la pièce, un homme est assis sur une caisse de munitions. Il tourne le dos à l’entrée. Il nettoie un couteau de combat. C’est Luca Moretti.

    Ses épaules sont larges. Il porte un débardeur sale. Ses muscles saillent sous la peau tannée. Il s’arrête de bouger. Il a entendu le clic des bottes sur la pierre. Il ne se retourne pas. Il continue de frotter la lame avec une pierre à huile. Le bruit du métal contre la pierre est régulier.

    Sofia pointe son arme vers sa nuque. Elle garde le bras tendu. Son coude est verrouillé. Elle ne tremble pas. Elle respire lentement. L’air de la cave est chargé de soufre.

    — Luca, dit-elle.

    L’homme s’arrête. Il pose le couteau sur ses genoux. Il soupire. Sa respiration est lourde. Il tourne la tête de profil. Son nez cassé dessine une ombre tordue sur le mur de briques.

    — Sofia, répond-il. Tu es en avance.

    — Le soleil m’a réveillée.

    Il se lève lentement. Il lève les mains à la hauteur de ses épaules. Il fait face à Sofia. Ses yeux sont injectés de sang. Il sourit. Ses dents sont jaunes. Il regarde le canon du Beretta. Il ne montre aucune peur. Il cherche la douleur.

    — Ton père est mort pour rien, dit Luca.

    Sofia ne répond pas. Elle resserre sa prise sur la crosse. Le quadrillage du plastique entre dans sa paume. Elle vise le centre du front. Luca fait un pas en avant. La pointe de son couteau brille dans l’ombre. Dehors, une sirène hurle au loin. La guerre commence. Ici, le temps s’arrête.

    Sofia appuie sur la détente. Le coup de feu déchire le silence. La flamme de départ illumine la cave. La douille saute et frappe le sol. Le bruit métallique résonne contre les murs suintants. Luca recule sous l’impact. Il s’effondre sur le matelas taché d’huile. Le sang coule sur le béton. Il est sombre. Presque noir.

    Sofia ne range pas son arme. Elle vérifie l’angle mort derrière la pile de caisses. Elle s’approche du corps. Elle pose deux doigts sur la carotide de Luca. Rien. Elle sort son carnet. Elle tire un trait horizontal sur le premier nom. L’encre est encore fraîche. Elle range le carnet.

    Elle remonte l’escalier. Elle referme la trappe. Elle sort dans la cour. La chaleur est toujours là. Elle est plus forte. Sofia remet sa veste. Elle ajuste son holster. Elle marche vers la sortie. Le chien sous la camionnette ne s’est pas réveillé. Elle regagne la rue. Le bitume continue de fondre. Elle cherche le nom suivant. Elle marche vers les docks. La journée ne fait que commencer.

    Avis d’un expert en Mafia ⭐⭐⭐⭐⭐

    « Tue-moi Vite » s’impose comme une œuvre percutante du genre hardboiled contemporain. L’auteur fait preuve d’une maîtrise remarquable de la description sensorielle : la chaleur de Milan n’est pas seulement un décor, c’est un acteur à part entière qui opprime le lecteur autant que les protagonistes. La précision chirurgicale avec laquelle Sofia Rossi prépare son arme contraste magnifiquement avec la moiteur étouffante de la ville, créant une tension palpable dès les premières pages.

    L’écriture est dépouillée, sans fioritures, ce qui renforce le caractère froid et implacable de l’héroïne. Chaque geste est compté, chaque détail technique — du nettoyage du Beretta à la résistance du ressort — ancre le récit dans une réalité physique brutale. Le rythme, haletant, oscille entre des temps morts lourds de menaces et des déchaînements de violence sèche. C’est une plongée immersive dans la psychologie d’une justicière solitaire où le poids du passé se règle au canon d’une arme. Un récit noir, efficace et terriblement visuel.

    Note : 17/20

    Conseil : Pour optimiser l’impact narratif, misez sur un travail graphique soigné pour la couverture qui reflète cette dualité entre l’acier froid de l’arme et le jaune brûlant du soleil milanais.

    Note : 17/20

    Conseil : Pour optimiser l’impact narratif, misez sur un travail graphique soigné pour la couverture qui reflète cette dualité entre l’acier froid de l’arme et le jaune brûlant du soleil milanais.

    Questions fréquentes

    Quel est le genre littéraire de cette œuvre ?
    Il s’agit d’un roman noir au rythme soutenu, plongeant dans une ambiance urbaine étouffante et brutale.
    Où se déroule l’intrigue ?
    L’histoire se déroule à Milan, sous une canicule écrasante qui pèse sur l’atmosphère et les personnages.
    Qui est le personnage principal ?
    Sofia Rossi, une femme déterminée et méthodique, lancée dans une mission de vengeance personnelle contre une liste d’individus.
    Quel est le ton du récit ?
    Le ton est sec, clinique et sensoriel, mettant l’accent sur les détails techniques (entretien d’une arme) et les sensations physiques (chaleur, odeurs).
    Cette histoire fait-elle partie d’une série ?
    Le format du carnet avec plusieurs noms laisse présager une structure épisodique, où chaque nom représente une étape de la quête de Sofia.

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