Le crépuscule de l’espèce ne s’est pas manifesté par un fracas d’acier ou une apocalypse de feu, mais par un murmure, un bourdonnement constant et indolore : celui de la satiété ininterrompue. Nous franchissons aujourd’hui le seuil d’une ère que les historiens du futur, s’il en reste pour observer nos ruines biologiques, nommeront la Pléthore délétère. Pour la première fois depuis que la vie a ram…