• Créance Obscure

    Créance Obscure

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    L’air de Marseille a un goût de fer et de sel poisseux. Une amertume de sang qui me colle à la gorge et n’appartient qu’en partie à mes blessures. Mes poumons brûlent ; chaque inspiration est une déchirure tandis que je rampe sur le béton dévoré par l’humidité, mes doigts s’accrochant aux aspérités d’un quai qui pue le poisson mort et le gasoil. Derrière moi, le vacarme de la lutte s’est brisé net…

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